Actualisation des connaissances sur la régulation de la glycémie et les démarches thérapeutiques (nouveaux médicaments).

Intervenant : Dr Dominique HILLAIRE-BUYS, chef de service en Pharmacologie au CHU de Montpellier

Généralités sur les diabètes sucrés

Les diabètes sucrés correspondent à une hyperglycémie chronique définie par l’OMS selon les critères suivant :

Glycémie à jeun > 1,26 g/L à 2 reprises

Glycémie > 2 g/L, quelque soit l’heure

Glycémie > 2g/L, 2 heures après une charge de 75 g de glucose

L’hyperglycémie postprandiale est repérée plus précocement que l’hyperglycémie à jeun

Les principaux mécanismes conduisant au diabète sont résumés par le diagramme suivant :

schéma à voir dans le bulletin régional

Le taux de l’hémoglobine glyquée Hba1c augmente avec la glycémie, si cette valeur dépasse 6 % le diabète est avéré. Pour toute réduction de 1 % de Hba1C, la mortalité liée au diabète est diminuée de 21 %.

Diabète de Type1

10 à 15 % des diabétiques, 7 nouveaux cas pour 100000 Français

Ces malades n’ont pas de cellules β et sont traités par des injections de l’insuline

Diabète de type 2

C’est une épidémie : 3% des habitants en France, c’est à dire 2,5 millions de patients et 500 à 800 000 diabétiques qui s’ignorent.

Ce diabète de type 2 est l’association d’une insulinorésistance et d’une dégradation de la fonction βcéllulaire pancréatique. 92% des diabétiques de type 2 sont insulinorésistants.

Causes et symptômes associés au diabète de type 2 :

Facteurs génétiques

Facteurs environnementaux : régime alimentaire et manque d’exercice

Obésité abdominale (périmètre abdominal > 102 chez l’homme et > 88 cm chez la femme)

Glycémie à jeun > 1,1 g/L

Pression artérielle > 130-80 mm Hg

HDL-cholestérol : < 0,4 g/L chez l’homme & 0,5 g/l chez la femme

Triglycérides > 1,5 g/L

Les cellules β sensibles à la glycémie sont au centre des ilots de Langerhans et réagissent plus rapidement que les cellules α périphériques, le glucagon intervient plus tard que l’insuline.

La somatostatine arrête la stimulation des cellules α et β et chez certains diabétiques, la somatostatine n’agit plus et le glucagon est trop secrété.

L’hyperglycémie peut être due à une dérégulation au niveau du foie avec une diminution de la glycogénèse et une augmentation de la glycogénolyse.

Les incrétines sont des hormones intestinales stimulants la synthèse d’insuline :

GLP-1 : glucagon like peptide 1

GIP : glucose-dépendant insulinotropique peptide.

Chez les patients souffrant de diabète de type 2, il y a une faible réponse à l’incrètine des cellules β, et diminution de la libération de l’insuline.

Schémas à voir dans le bulletin régional

Rôles glucorégulateur de la GLP1 chez l’Homme

Pour soigner le diabète de type 2 ; différents médicaments sont prescrits :

Les biguanides (metformine) diminuant l’insuline résistance au niveau musculaire et inhibant la production du glucose hépatique

Les sulfamides stimulant la sécrétion d’insuline

Analogues de la GLP1

Insuline

Le docteur Hillaire-Buys nous a rappelé qu’il était parfois difficile de faire la part entre les bénéfices apportés par un médicament et ses effets secondaires.

GENDRON JM, lycée Sabatier, Carcassonne

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